Affichage des articles dont le libellé est TRAJETS. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est TRAJETS. Afficher tous les articles

20 novembre 2011

4 mars 2011

Trajets, suite

Enfin, la vidéo Trajets est entamée, avec toutes les connotations que le verbe suppose. Débuter un nouvel opus, s'y engager, c'est aussi abandonner avec plus ou moins d'égards un certain nombre d'illusions ou de motifs déclencheurs.... Peu à peu, je conçois le montage comme une accumulation de strates et non comme un collage ou une découpe. Le trajet a le palimpseste pour vocation: les voyages sont fréquents, répétitifs, semblables. Ils se superposent imparfaitement, temps, lumières et vécu l'orientant autrement, malgré la persistance du parcours et la récurrence de l'objectif.
L'allée-retour dont je parle, celui qui est le mien presque chaque jour, est autant une contrainte qu'une antichambre, autant lieux changeants qu'espace intermédiaire, autant déplacement que donnée mentale.

19 janvier 2011

PASTILLE N°35

Cet essai ainsi que les prochains pourraient constituer le corps ou le début d'un métrage à venir. Les thématiques sont proches, sinon semblables : reflet, lumière, passage, fragmentation....

21 décembre 2010

PASTILLE N°34

Des images délaissées, finalement reprises...

4 décembre 2010

9 avril 2010

PASTILLE N°26


En ces temps de disette culturelle_ je veux parler de cette abstinence livresque et filmée à laquelle je suis actuellement réduit, ou que je m'impose_, le retour des pastilles conserve une tonalité rassurante. Ces traces semblent appartenir à un autre espace temps, bien à l'écart du trop plein d'images imposé par les prochaines échéances de l'opéra virtuel...
Si on veut bien considérer un disque dur comme un organisme doté de facultés biologiques, une décantation s'est opérée. L'envie m'est venue d'abandonner certaines vidéos à leur sort. J'ai également conçu un attrait pour des pièces remaniées jusqu'à l'usure...
Dans cet ordre d'idée, voici une énième approche du trajet.. qui en appellera d'autres...

11 décembre 2009

Suite et queue de poisson

Il y a aussi cette mutation technique, technologique qui depuis dix ans m’a entraîné par d’autres axes circulatoires, ou les mêmes transformés, pelés, bétonnés, jalonnés de pelleteuses et de signalisations provisoires, de recommandations routières réformant par radar ou panneau indicateur ma perception de cet environnement.
Un trajet n’a rien d’une déambulation. Il est d’une nature récurrente et obligée, le plus souvent à horaires fixes. Il est clos comme tout acte répétitif, et ouvert par ses perceptions inédites, ses imprégnations externes, les faits qui s’y déroulent.
Cette image m’embarrasse. Elle fait référence à un temps qui n’est plus. A une fin de parcours aussi puisque la seule vue de cette rangée d’arbres annonce la finalité de mon trajet, sa destination plus que son aboutissement...
Est-ce aussi le but du film en devenir? S’agit-il aussi de montrer que l’on parvient en un autre lieu ou, au contraire, que le déplacement n’est qu’un leurre ?
Plus d'une année s'est écoulée. Les peupliers demeurent, le béton et les palissades grillagées cernent désormais l’arbre isolé. Ce ciel d’Airain est trop pur. Il convient d’éviter toute nostalgie simplificatrice et ambiguë.

7 décembre 2009

Pensée isolée

Un besoin effréné d’ordre et de classement me fait mettre le nez dans mes archives numériques, classer les liens, actualiser les dossiers, exhumer des images sans finalité qui ont résisté à d’autres écrémages. Pourquoi celle-ci, verticale et non assimilable au format vidéo, a-t-elle par exemple échappé aux purges successives ? Réalisée en avril 2008, elle est liée à un projet épisodique et tenace : les Trajets, paysages en mouvement ou déplacements du moi dans le paysage. Il est vrai, nous l’avons oublié, que l’automobile a modifié notre appréhension du monde, que tout lieu est devenu essentiellement un glissement, une vue transitoire sans que les césures entre les vues soient encore perceptibles. Le paysage reste le territoire des photographes et des peintres. Cela m’a amené à envisager ce futur film comme une succession d’images fixes qui trahiraient cette angoisse, cette soif d’étreindre ce qui fuit.

4 juillet 2009

PASTILLE n°13, trajet, suite

Cet essai poursuit la réflexion dévolue au trajet comme à la planéité, à la picturalité, à la profondeur... Elle peut être comparée avec la pastille n°4 . J'ai songé aussi à l'Ile des Morts de Böcklin...


12 avril 2009

Pastille n°4


Voici une suite, ou plutôt une conséquence de mes bribes réflexives consacrées aux déplacements et qui trouveront peut-être leur place dans une nouvelle expérience vidéo qui s'intitulerait les Trajets. L'écran partagé, dont j'ai usé déjà pour Esmeralda, prend ici une autre signification, moins symbole que mouvement, rhétorique d'un élan contrarié.

1 avril 2009

Pastille n°3


Filmer son propre parcours en caméra subjective est sans doute un parangon de la vidéo portable et numérique, image frustre et représentative d’un film à vide, sans contenu ni intention, errance qui génère et illustre son propre moyen. Ce procédé n’oblige à aucun modèle, aucun acteur, aucune spécificité technique ou conceptuelle du cinématographe. Il accompagne le mouvement de la marche ou de la course, accentue le souffle et les chocs mécaniques des membres, pieds sur le sol, bras heurtant le buste ou ballants….
Cette utilisation « naturelle » de la caméra ne se rapporte pas à son usage strictement portatif : on en trouve des déclinaisons prestigieuses au temps du cinéma muet, avec Freund filmant le Dernier des hommes, chez Epstein ou Dreyer. Karl Freund, un des chefs opérateurs les plus inventifs, une valeur ajoutée aux talents de Murnau*, oppose ces vues vacillantes heurtées à l’objectivité hautaine du monde ambiant, le tourment intérieur du portier, personnage central, à la perception majoritaire.
Mes maigres tentatives s'attèlent actuellement à cette question basique du mouvement, ainsi qu'aux dichotomies perpétuées au montage:
aller de l’avant, s’en retourner, gauche/droite, regarder en arrière, latéralement…
Cette pastille, échantillon de laboratoire à usage non systémique, est aussi redondante. Elle reprend un truc déjà employé dans Eblouissement**.
La profondeur revendiquée de la seconde pastille se fragmente, se heurte désormais à l’absence d’horizon.
Considérant qu’il n’y a qu’un aller physiologique et plusieurs retours, n’est-ce pas la caméra seule qui permet ces élans défiant l’amnésie, ces persistances schizophréniques?

* Lotte Eisner (Murnau, 1964) développe cette théorie des collaborateurs en confrontant les synopsis, découpages et journaux de tournage… Sans nier le génie de Murnau, elle montre l’emprise artistique de Freund et Mayer. La polémique est facile et Eisner, tout en l’entretenant, montre à quel point elle repose sur des propos calomnieux ayant trait à la vie personnelle de Murnau.
** Longtemps annoncé, ce court-métrage sera bientôt présenté ici.

16 octobre 2008

Les trajets, et quelques pistes.




Neuf ans bientôt que ma destination est identique. Mon quota d’incidents durant cette période relève sans doute des statistiques météorologiques et routières.
Le parcours s’est modifié et raccourci il y a cinq ans ; Il n’a depuis cessé de changer et d’évoluer sensiblement au gré des travaux, déviations, ouvertures de routes, au gré, aussi de mes humeurs et de mes étourderies… Hors de ces constats, le paysage est en pleine mutation et illustrerait parfaitement, et platement, les transformations du monde moderne.
Je ne peux pas même me cacher derrière une hypothétique esthétique du banal. Impossible cependant de minimiser l’importance de ce trajet et de ses images, en temps perçu, en temps passé, en imprégnation.
Ces parcours incessants constituent une expérience majeure dans la vie d’un humain: déplacement mental ou fixité malgré les topologies, un espace de préparation parfois, plus sûrement une transition entre deux mondes...
Ce moment, à la fois intime et quelconque devrait trouver une forme créative qui préserve cette surprise atténuée du quotidien, cet événement renouvelé.
Comment exprimer cette proximité passive comme un peintre ferait preuve d’une proximité active en reprenant sans cesse le même motif ?

24 septembre 2008

Eloge du quotidien, peur du "rien".




Ces images que tout le monde fait, que tout le monde vit, l'envie me prend souvent de les peindre, ou de les monter en séquence, en un diaporama fou. Il ne peut être question d'abandon, de conclusion, d'achèvement, tant que le réel défile, tant que les trajets presque imperceptiblement différents chaque jour, les uns aux autres, se succèdent...