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10 octobre 2010

2 octobre 2010

29 septembre 2010

Statuaire miniature


Ce projet se nourrit peu à peu.
Les fèves sont à découvrir à droite, parmi les mots-clefs.

6 mai 2009

Ebauche de mise en scène

Comment filmer ces fèves?
Doit-on opter davantage pour une animation syncopée ou préférer une fluidité filmée?
Une prise simple consiste à tourner autour d’elles, ou à animer image par image en prenant appui sur l’absence de repère qu’impose le fond blanc. Il faut considérer l’objet mais aussi le filmeur qui s’agite, se contorsionne, adaptant sa physiologie à d’autres proportions...
Une vue en plongée reste dans le contexte la plus naturelle, la plus facile techniquement et la plus attendue. La contre-plongée impose le plus souvent un plan rapproché et par conséquent un jeu d’échelle. Implicitement, elle change le statut de la fève, objet devenu acteur… Elle s’affranchit de son origine essentiellement manipulable.
Les fèves sont mes personnages, mes modèles bressoniens...

Avec le stop motion*, l’objet conquiert son indépendance, en une ébauche narrative qui ponctuellement suppose une caméra fixe.
Les situations aussi sont à construire. Il s’agit dans certains cas d’amorcer des confrontations (duo/duels ou scènes de groupes).
La figuration permet de tolérer cette gestuelle sommaire.
Enfin, les ombres ont leur rôle à tenir, de même que la luminosité, capitale : les fèves émaillées sont des capteurs de lumière, des catalyseurs de reflets dont il ne faut pas dénigrer la touchante nature.
* Terme désignant l'animation d'objets image par image.


3 mai 2009

Les fèves, retour


Le film Fèves avance à petits pas.
J’éprouve un plaisir enfantin à manipuler cette foule lilliputienne issue de la collection de l’ami P. Je ne me lasse pas de ces formes tantôt sophistiquées, chargées, dorées comme des lutins échappés de Bollywood, tantôt lacunaires, polies dans la répétition, tachées dans l’urgence. De ces masses réduites émergent parfois le bestiaire miniature d’un Pompon ou d’un Bugatti de bazar, l’allusif de Brancusi, l’éloquence gracieuse de Donatello, des ivoires centenaires, des porcelaines de Chine ou… la prétention des parcs d’attraction au gigantisme contré.
Les figurines de biscuit émaillé acquièrent quelquefois la force minérale du fossile, le raffinement de l’objet manufacturé rehaussé par la caresse du pinceau. Le vernis fin scintille, s’irise dans les rayons du soleil. Un inventaire serait en soi passionnant, prenant pour classification les poses, tenues, iconographies populaires ou religieuses, les familles animales, métiers, objets à vocation promotionnelle,… mais je ne suis pas fabophile… Des macrophotographies révèleraient également les rehauts, motifs, teintes, macules opaques, cernées ou non, translucides, en phase d’effacement, expressions où se contredisent, s’affirment les lignes dans les replis, le trait zébrant les galbes, le graphisme couvrant, infirmant, oubliant ou singeant la volumétrie. La picturalité concentrée dans la paume, en même temps qu’une mémoire collective dont on ne ferait à tort qu’une bouchée, micro-monde maintenu dans les dimensions modestes de la main.

16 septembre 2008

Première tentative

Différentes tentatives, plus ou moins récentes, seront mises en ligne...
Au fond d'un carton ou d'un disque dur, au secret, un projet reste à l'état d'idée, d'axiome.. Je m'autorise un geste: partager ici ce que je n'ai pas encore montré...
Voici une proposition inaboutie, en devenir...
Ces premières images sont brutes, sans montage, sons ou retouches, et se distinguent, par ce fait, de mes travaux antérieurs. Il sera question de l'autre, sans "alter ego".
Les fèves, accompagnées de voix multiples et anonymes, nimbées de variations lumineuses seront mes messagères... Je rêve d'un état premier de l'image en mouvement, ce qui, à l'ère technologique, relève sans doute de la pose... Un nostalgique à la petite semaine, apprenti Muybridge armé d'un caméscope, et qui rêve de pellicule grattée ou granuleuse, d'une laterna magica ? ... à voir...