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30 décembre 2011

13 avril 2011

PASTILLE n°38

Des réminiscences et surimpressions entre Normandie et Léman.

2 janvier 2010

L'immensité intime, PASTILLE n°23



Bachelard écrit: l'immensité est en nous. Elle est attachée à une sorte d'expansion d'être que la vie réfrène, que la prudence arrête, mais qui reprend dans la solitude... L'immensité est le mouvement de l'homme immobile.*
J'apprécie les inventions poétiques du vieux savant amoureux des belles lettres (une entité révolue?). N'en déplaise aux gens sérieux, ces sentences ouvertes sont autant de viatiques et l'assurance de nouveaux sentiers à explorer.
Le flux et les cycles de l'eau** accompagnent une ritournelle de boite à musique. l'élément aquatique est enfermement subi, ou réclusion volontaire... L'irisation et la rive formulent un espoir...
Bonne année 2010 aux visiteurs de cet espace virtuel.

* la Poétique de l'espace, Quadrige/PUF, p.169, 1957. J'emprunte à Gaston B. le titre de cette notule.
** FLUSS (1 et 2)
, malgré la similarité de certaines images, ne relevait pas de cette problématique.

1 juillet 2009

Pastille n°12, un écheveau en cascade



La pastille 12 s'avère formaliste à première vue et accompagne tous les essais_ déjà diffusés ou à venir_ ayant trait à la profondeur. S'approcher, ce n'est pas forcément en savoir plus, c'est accéder à d'autres zones de connaissances pas nécessairement compatibles entre elles et se coltiner d'autres mystères qui oblitèrent les précédents. On risque la déception, l'arrêt intempestif, la fin d'un cheminement illusoire, la surface dans laquelle un esprit occidental peine parfois à s'abîmer...
La monstruosité du gros plan est devenue une lapalissade. J'éprouve un intérêt particulier pour la dématérialisation numérique et ses phénomènes de déconstruction. On revient par des chemins détournés aux vieilles ritournelles de la peinture moderne, au Talisman de Sérusier, à la peinture comme surface plutôt que comme sujet, avec, en sus, l'acuité ou l'inexactitude du mouvement, son pouvoir altérant... Qui a dit qu'une part importante de l'art numérique, par ses prouesses mimétiques et constructives, s'apparentait à l'art académique ou pompier?

20 septembre 2008

"Du sens mystérieux des aspects de l'existence..."

Métacygne est issu d’une vision, celle du cygne hivernal, ainsi que d’une émotion née d’une relecture, Le vierge, le vivace et le bel aujourd’hui, sonnet de Mallarmé.
Le méta du titre fait référence à une métamorphose, mais inachevée, voire empêchée.
Dans son ouvrage consacré au poète, Jean-Pierre Richard évoque cette métamorphose manquée, une paralysie spirituelle, « un être y échappe bien au destin quotidien par l’acte qui le fait se replier sur soi, et se redécouvrir comme pensée.. » Usant d’une nappe presque mécanique (piano toy) que domine la flûte, allusion à la musique française du XIXe siècle finissant, la musique de Détlef Kieffer amplifie cette impression: un jaillissement, une vibration à laquelle se superpose un mouvement contraire que J.P Richard qualifierait de « contre-dynamisme de la rétention ».
Récemment, j’ai découvert Friedo Lampe, écrivain rare, berlinois, anti-nazi.
En 1945, dans les décombres de sa ville, Lampe rencontre une patrouille russe qui le fusille.
Son emblème était le cygne. Dans un poème ultime, prémonitoire, il relate la mort du grand oiseau tué par un chasseur.
Je n’en ai pas fini avec le cygne… Et avec Mallarmé, ...du sens mystérieux des aspects de l’existence… Et il faut lire Friedo Lampe !

Friedo LAMPE, Au bord de la nuit et Orage de septembre, l’Âge d’Homme
Jean-Pierre RICHARD, l’Univers imaginaire de Mallarmé, Seuil, 1962

17 septembre 2008

Abandonner ou finir














































Je présente aujourd’hui des images d’un film désormais terminé, non que je le considère comme tel, mais la collaboration avec le compositeur Détlef KIEFFER, m’incite, par égard pour lui et pour son engagement, à valider ce projet ainsi, dans son jus...
On rapporte cet épisode apocryphe de la vie de Raymond Radiguet. Impossible de me rappeler la source de cette anecdote qui sans doute s’enjolive ou s’altère à force d’être répétée..
À un peintre dont il visitait l’atelier et qui lui communiquait ses doutes à l’égard d’une œuvre, Radiguet aurait répondu : il serait humain de l’achever..
Je me sens comme le peintre, et y pense à chaque fois, à cette saillie d'homme de lettres. Achever, ce n’est pas qu’un mot, une polysémie astucieuse, c’est se débarrasser, faire mourir pour passer à d’autres tâches…
Cette vidéo, dont vous découvrez ici trois images fixes a été façonnée en 2005/2006.
Elle s’intitule METACYGNE.

Ce blog me permettra d’évoquer ce qui se termine ou se poursuit.

A CETTE ADRESSE, PROCHAINEMENT :
des extraits, des précisions, d’autres titres qu’il m’a paru nécessaire d’abandonner à leur sort…