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26 mai 2013

26 décembre 2011

L'incohérence des ombres


Ces menues découpes de fin d'année m'entraînent vers d'autres horizons : j'imagine des ombres animées, superposées et, pourquoi pas, colorées... Je confectionne également de nouvelles pastilles et reviens, presque malgré moi, à des occupations graphiques sans lendemain...

6 novembre 2011

25 juillet 2011

PASTILLE N°41



Les ombres sont envoûtantes et porteuses de sens, riches aussi en potentialités narratives. Je m'y intéresse depuis plusieurs mois en vue du projet "Un songe". Récemment, j'ai découvert Schatten, réalisé en 1960 par Hansjürgen Pohland. La musique jazzy inscrit le film dans son époque mais le parti pris rappelle la description de grandes métropoles, l'inventivité et l'enthousiasme formels des années 1920.

24 juillet 2011

PASTILLE N°40

Suite des "pattern paintings en mouvement", des motifs et des figures superposées... Pour compenser mon apathie des derniers mois, d'autres publications sont imminentes !

13 avril 2011

PASTILLE n°38

Des réminiscences et surimpressions entre Normandie et Léman.

19 janvier 2011

PASTILLE N°35

Cet essai ainsi que les prochains pourraient constituer le corps ou le début d'un métrage à venir. Les thématiques sont proches, sinon semblables : reflet, lumière, passage, fragmentation....

7 novembre 2010

Garrel, le Révélateur 2/2

La date d'élaboration de ce film (1968) incite nécessairement à la glose, aux constats. Le regard que porte Garrel à la structure familiale est dénué d'angélisme. Le Révélateur file la métaphore sociale, qui, dans un climat moins politique, tiendrait presque de l'allégorie.
Cet angle d’approche, certes pertinent, ne me concerne pas. J’apprécie en Garrel son lyrisme singulier, son sens des mouvements de caméra, la photogénie particulière des lieux et des gens. La force de l’ombre me touche: elle n’est pas lacunaire mais fortement habitée. Le noir n’est pas le vide, il est un vecteur de l’imaginaire, de la narration alliée à celle supposée du spectateur. Ce tissage s'élabore fougueusement, sans effort apparent, sous nos yeux...
Philippe Garrel avait vingt ans. Sa vocation évoque celle des peintres de la Renaissance ou de l’époque baroque : nés dans le sérail, formés à leur inclinaison dès leur plus jeune âge, artistiquement mûrs quand d’autres sortent à peine de l’œuf et capables dès leurs débuts d’accomplissement. D’aucuns nommeraient cela l’audace, mot terne et superficiel. Le temps, l'usure et d'autres apprentissages n'ont pas eu le temps de s'insinuer entre le médium et son message. Le cinéma coule en lui, évident, et le prend qui veut. Ceux qui tentent aujourd’hui de créer peuvent lui envier cette adéquation entre urgente nécessité et acuité formelle.
Cette expérience filmique me rappelle pour ma part la scène nocturne de L’Aurore et les ultimes tableaux fantomatiques du Caravage. Le titre ambivalent confond la technique photographique, chimique, et l'âpreté des relations humaines. On pense à la mélaînè cholè, bile noire de Galien. Le cinéaste parvient à insuffler un lyrisme sans pour autant masquer les rouages. Vie et cinéma ne font plus qu’un.

2 novembre 2010

Garrel, le Révélateur 1/2

Les premiers ouvrages de Philippe Garrel, dont Le Révélateur, me fascinent. Tourné clandestinement près de Munich, le film confronte un jeune couple et son enfant de quatre ans. Ces saynètes muettes s’apparentent, dans leur rythmique, au slapstick, sans aucune connotation burlesque, une gestuelle dévoyée, répétée, imprégnée d’un climat nocturne et dramatique…
Premier essai de l'expérience Zanzibar, ce moyen métrage constitue un jalon cinématographique. On ne peut aujourd’hui le (re)découvrir sans référence, sans ignorer ce qu’il agglomère (l’Expressionnisme et toutes les tentatives d’exacerbation sensorielle au cinéma) et ce qu’il influence (à des degrés divers d’intensité Bartas ou Grandrieux).
Le dialogue, la musique, et les bruitages même en sont absents.
Le cinéma d'aujourd'hui utilise peu l’intensité du silence*. Muet, Le Révélateur semble plus mutique encore que le cinéma des origines qui s’accommodait par défaut de l’absence d’une bande sonore, et qui avait le plus souvent recours à un accompagnement musical.
(...)

* Je ne sais pas si l'absence de son relevait ici du choix ou d'une contrainte technique liée à la modicité des moyens et à la rapidité du tournage. Il est surprenant aussi de découvrir ces acteurs célèbres pour leur tessiture ou leur intonation comme des modèles, des silhouettes allégoriques. Mais il est certain que cette sensation lacunaire décuple, dans certains cas majeurs, la force visuelle, hypnotique. Par ailleurs, les cinéastes contemporains se sont parfois intéressés à cette question, sans toutefois renoncer au son comme vecteur sensoriel. Voir ICI.